RIPOSTONS

Non à la guerre
Non au Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité

Les 21 et 22 août prochains, se tiendra au Château Montebello, dans l’Outaouais québécois, la troisième rencontre des leaders canadien, étasunien et mexicain – Harper, Bush et Calderon – dans le cadre du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP). Le Collectif Échec à la guerre et l’Alliance canadienne pour la paix dénoncent ce partenariat des plus hautes sphères économiques et politiques des trois pays parce qu’il n’améliorera ni la sécurité ni la prospérité des populations et qu’il est contraire à leurs aspirations. Nous appelons tous les organismes et tous les individus qui prônent la paix à protester contre la guerre et le PSP au mois d’août.

Le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP) a été signé par le premier ministre Paul Martin et les présidents Vicente Fox et George W. Bush, le 23 mars 2005. Puis est venu le second sommet, à Cancun, en mars 2006, où Stephen Harper représentait le Canada. Les reportages médiatiques sur ces rencontres ont passé sous silence les enjeux cruciaux qui fondent ce ‘partenariat’: l’extraction et la livraison accélérées des ressources pétrolières et hydrauliques canadiennes à l’économie étasunienne; l’approfondissement du partenariat économique avec les États-Unis à condition d’adopter la guerre comme élément central de politique étrangère; le prétexte de la ‘sécurité nationale’ pour justifier le secret entourant la nature précise des discussions et des accords conclus.

Garantir et accroître les profits des plus grandes entreprises

Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, George W. Bush déclarait « vous êtes avec nous ou vous êtes avec les terroristes ». Cette année-là, la seule directive qu’avait reçue Paul Celluci, lors de son entrée en fonction comme ambassadeur des États-Unis au Canada, était de faire en sorte que les dépenses militaires canadiennes augmentent de façon très importante. Au cours de son mandat, il répétera inlassablement que, pour les États-Unis, « la sécurité est plus importante que le commerce ». Le message était clair : à moins d’adopter le même agenda ‘sécuritaire’ que les États-Unis, nos relations commerciales pourraient en souffrir.

C’est dans ce contexte qu’en janvier 2003 le Conseil canadien des chefs d’entreprises (CCCE) lance son Initiative nord-américaine de sécurité et de prospérité dans laquelle il prend notamment position pour la « frontière intelligente », pour la sécurité de l’approvisionnement étasunien en ressources énergétiques canadiennes, pour le bouclier antimissile, pour l’accroissement des dépenses militaires et pour l’interopérabilité des forces armées canadiennes et étasuniennes. En avril 2004, dans un document d’orientation intitulé Nouvelles frontières : bâtir un partenariat Canada-États-Unis pour le 21e siècle en Amérique du Nord, le CCCE adhère totalement au credo de Bush : « La croissance de l’économie mondiale et l’avenir du Canada (…) dépendent essentiellement des mesures que nous et les autres pays appliqueront pour faire échec aux menaces incessantes du terrorisme et des états hors-la-loi. Bref, pour le Canada et pour le reste du monde, la sécurité économique et la sécurité physique sont devenues inséparables ». En avril 2003 et en avril 2004, le CCCE tiendra même ses réunions printanières à Washington, en y associant plusieurs dirigeants politiques et militaires étasuniens.

Et en avant pour la guerre !

Le changement du rôle international des Forces canadiennes (FC) vers des opérations guerrières en partenariat avec l’armée étasunienne s’est effectué progressivement, depuis une quinzaine d’années, sans débat public et à l’insu de la population. C’est en février 2005 qu’il a été officialisé dans le budget du gouvernement libéral qui annonçait la plus forte augmentation des dépenses militaires depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale (12,8 milliards de dollars sur 5 ans). Le mois suivant, faisant écho au puissant lobby des grandes entreprises canadiennes et reprenant presque textuellement leurs orientations, est signé le PSP. La signification réelle de ce ‘partenariat’ allait commencer à se préciser dans les mois suivants.

Le 19 avril 2005, le nouvel Énoncé de politique internationale (EPI) du gouvernement Martin annonçait son intention d’accroître les forces régulières des FC de 5 000 membres et les forces de réserve de 3 000 membres et de doubler la capacité d’intervention rapide de l’armée canadienne à l’étranger. Et en juillet 2005, on annonçait que les troupes canadiennes en Afghanistan seraient déplacées de Kaboul à Kandahar, et qu’en février 2006, 1 400 soldats de plus seraient envoyés dans cette zone. Des nouvelles accompagnées de déclarations du nouveau Chef d’état-major de la Défense, Rick Hillier, se réjouissant de pouvoir pourchasser ces « ordures » terroristes et de voir enfin l’armée canadienne jouer son vrai rôle « d’être capable de tuer des gens ».

Des politiques anti-démocratiques

Répondant aux vœux des grandes entreprises au Canada – qui sont aussi celles qui profitent le plus des contrats militaires et ‘sécuritaires’ – le Gouvernement du Canada a donc imposé à la population une politique étrangère guerrière qu’elle continue par ailleurs de rejeter en majorité. De plus, tel que cela a été révélé il y a quelques mois seulement, au nom du même partenariat, on vise à quintupler l’exploitation des sables bitumineux en Alberta d’ici à 2030, rendant d’autant plus farfelue la prétention du gouvernement conservateur actuel de se préoccuper de l’impact des gaz à effet de serre et de vouloir respecter l’esprit du Protocole de Kyoto. Sur cet enjeu, l’écart entre les politiques du gouvernement et la volonté de la population est encore plus patent.

Le troisième sommet du PSP réunira un président étasunien dont les politiques sont appuyées par à peine le quart de sa population, un président mexicain dont l’élection est hautement contestée et un premier ministre canadien d’un gouvernement minoritaire. Les ententes qu’ils concluront à Montebello, sans débat parlementaire et sans discussion publique, n’auront aucune légitimité. Le Collectif Échec à la guerre et l’Alliance canadienne pour la paix appellent donc la population québécoise et canadienne à réaffirmer son opposition aux politiques guerrières, anti-environnementales et anti-démocratiques du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité et à protester contre la tenue du sommet du PSP.

Non aux guerres d’occupation en Irak et en Afghanistan
Non au saccage accéléré de notre planète
Non au Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité

MARCHE HISTORIQUE DES RÉFUGIÉS-IMMIGRANTS de MONTRÉAL à OTTAWA, LA MARCHE «PERSONNE N’EST ILLÉGAL»

Les immigrants sans-statut ont entrepris une marche courageuse entre Montréal et Ottawa sous la bannière de la coalition «Solidarité sans frontières» pour réclamer :

1) La régularisation de toutes les personnes sans papiers au Canada;
2) La fin des déportations;
3) La fin des détentions des immigrant(e)s et réfugié(e)s;
4) L´abolition des certificats de sécurité.

Ils sont arrivés dans la région d’Ottawa-Gatineau le 24-25 juin où les militants pour la justice sociale les ont accueillis pour saluer leur courage et appuyer leurs revendications. Toutes ces mesures incriminées contribuent à rendre les réfugiés et les immigrants vulnérables à l´exploitation, à la pauvreté, à l´insécurité et à au non-respect de leur dignité, une situation que personne ne devrait subir quelque que soit sa race, religion, ou opinion politique.

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Le 24, les marcheurs et marcheuses arrivaient à Masson (Québec) pour traverser la rivière des Outaouais jusqu’à Cumberland en Ontario. À partir de là, des volontaires motorisés les ont aidés à se rendre à l’école secondaire Garneau de la ville d’Orléans. Le 25, la population était invitée à marcher avec les réfugiés les derniers 8 km, à partir du parc Marquis d’Ottawa sur le chemin de Montréal jusqu’au Parlement. De nombreux autobus sont venus de Toronto et Montréal pour appuyer ceux et celles qui avaient marché une longue semaine durant. La dernière journée, au moins 500 personnes ont pris part à la marche, ce qui démontre combien la population est sensible au manque de compassion, à l’injustice, au harcèlement bureaucratique et psychologique que fait subir Immigration-Canada aux nouveaux arrivants. La marche s’est terminée sur la colline Parlementaire où nous avons pu entendre de nombreux témoignages de détresse d’immigrants dont la situation est précaire, marquée par des privations graves de droits fondamentaux et, dans certains cas, est même menacée de déportations vers des pays autocratiques.

«So-so-solidarité avec, avec, avec les réfugiés».
Autre slogan aussi, mais scandé en anglais, dont la traduction approximative est la suivante: «c’est de la foutaise: l’inflation et le chômage ne sont pas causés par les immigrants, l’ennemi c’est le profit!»

LES DROITS DE LA PERSONNE A L’AMÉRICAINE L’élève est parti, le maître l’a remplacé

Il était environ 18 heures, ce dimanche 27 juillet 2003, quand la famille El-Birhana quitta son domicile a bord de leur véhicule en direction de l’église du quartier, Al-Mansour, Hay Al-Andalous, en plein centre de Bagdad.

La famille El-Birhana comprenait la mère et ses deux fils, Tamer et Mazen, âgés respectivement de 35 et 27 ans. Tamer conduisait le véhicule familial et roulait normalement vers la sortie de la ruelle quand soudain au moment de tourner, la voiture fut criblée par les tirs des soldats américains. Toute la famille Birhana est tuée sur le coup dans un effroyable bain de sang. La voiture qui suivait immédiatement derrière, avec deux passagers a bord subit le même sort de la part des soldats américains. 

Dans le quartier c’est le choc, la consternation! Par ces temps de canicule (plutôt durable), c’est une vraie douche froide qui renseigne le monde sur la vraie nature de la mission des Américains en Irak. Droits de la personne? Démocratie? Que nenni pour les Irakiens. Ils ne reçoivent que brutalité, mépris et humiliation dont la plus flagrante est la fouille des femmes par des hommes aux ” check point ” établis par les militaires américains un peu partout dans le pays. Alors que le moindre respect envers le peuple irakien aurait commandé aux envahisseurs américains de confier ce travail a une femme.

C’est cette meme attitude de mépris qui a conduit les soldats a tirer sur des civils irakiens sans aucune sommation ce dimanche 28 juillet. Personne ne pouvait comprendre le comportement des militaires américains dans le massacre de 5 personnes. Comment peuvent-ils se comporter aussi sauvagement avec des gens qu’ils disent avoir libéré de la sauvagerie de Saddam?

Aucun journaliste n’était toléré sur la scène du forfait. Avec un brutalité inouïe, les soldats se sont emparés du journaliste de la chaîne arabe El-djazira qu’ils ont embarqué manu militari, avant de fermer le secteur. Chose qu’ils auraient du faire au moment d’investir la place pour soi-disant attraper le jeune fils de Saddam qu’ils ne trouvèrent pas, d’ailleurs. Ils auraient pu épargner des vies innocentes comme la Famille Birhana. 

Dans les minutes qui suivirent le carnage, les soldats emportent les corps de la mère, du cadet et des autres victimes, laissant le cadavre de Tamer baignant dans son sang sur le coté de la rue pendant plus d’une heure sous une chaleur encore accablante. 

Les voisins, alertés par les tirs, se retrouvent devant un spectacle consternant. “Ya Haram! “, murmure, Laraba, une voisine d’une quarantaine d’années en essuyant ses larmes avec le vieux foulard qu’elle portait sur sa tête. ” Pourquoi est-ce que ces maudits soldats ont fait cela? C’étaient des bonnes personnes, une famille chrétienne estimée de tout le voisinage. En 30 ans, personne n’a jamais eu a s’en plaindre. Ya habibi ya Tamer! Qu’ont fait de toi les criminels? Il n’aurait pas écrasé une mouche “, continua Laraba en ma direction, ” regardez comment ils ont éclaté sa tête! ” Dur a voir, la tête du jeune homme était complètement fracassée et une partie de sa cervelle sortait de son crâne.

Quelque deux heures plus tard, il ne restait que le sang séché des victimes irakiennes dont on s’acquittera avec un ” sorry ” officiel pour une énième bavure criminelle que personne n’aura a payer. Dire que le père de Tamer est parti travailler aux Etats-Unis depuis plusieurs années et que Tamer lui-même travaillait comme traducteur pour les forces d’occupations. Mais pour ces dernières, il est resté l’Arabe, l’Irakien, l’ennemi. 

Bagdad, le 28 juillet 2003

Zehira Houfani (écrivain et journaliste), 
membre du Projet Solidarité Irak de Montréal

Qu’est-ce qu’un certificat de sécurité ?

Aux quatre victimes des certificats de culpabilité, servant de boucs-émissaires et croupissant dans les geôles de la honte, dans l’ indifférence des pairs et la couardise des frères.

Qu’est-ce qu’un certificat de sécurité ?

Un certificat de sécurité,
C’est le droit d’être traité selon les normes du non-Droit,
C’est la Justice à deux vitesses,
C’est la préséance de l’ex-parté et du huis-clos,
C’est la Loi au service du Service¹!

Un certificat de sécurité,
C’est le pen², le trou² et les “scrous”²,
C’est la visite contact sans contact,
C’est la vitre qui sépare des être chers,
C’est le “deadlock”² , la solitude. et respirer la pourriture.

Un certificat de sécurité,
C’est être mineur à trente ans,
C’est le petit fonctionnaire constipé qui devient inquisiteur,
C’est l’inquisiteur imbu de lui-même ayant des airs de tortionnaire,
C’est la culpabilité d’être né ailleurs!

Un certificat de sécurité,
C’est Big brother à la maison,
C’est la télé réalité sans coupure publicitaire,
C’est dehors dehors l’immigré,
C’est tais-toi et encaisse!

Un certificat de sécurité,
C’est tout ça mais pas seulement ça,
C’est Hassan et Mahjoub et leur grève de la faim,
C’est Sophie Harkat sans Harkat,
C’est Jaballah1et Jaballah2!

Un certificat de sécurité,
C’est cette mélancolique litanie d’un candidat à la torture,
C’est être musulman au pays de Chrétien,
C’est la bêtise humaine avec des allures de sagesse,
C’est moi aujourd’hui toi peut-être demain!

Adil CHARKAOUI

¹Terme désignant le S.C.R.S. dans les documents de la Cour fédérale. ² Le pénitencier, le cachot, les gardes et l’enfermement dans le langage carcéral au Canada.

Pourquoi demander le retrait des troupes canadiennes d’Afghanistan ?

La participation du Canada à la ” guerre au terrorisme ” en Afghanistan fait partie d’un plan de relations publiques pour compenser le refus canadien de s’engager en Irak et s’attirer ainsi les bons sentiments de la Maison Blanche. Par ce fait même, le Canada est aujourd’hui complice d’une guerre très meurtrière (des dizaines de milliers de morts, bien plus que le 11 septembre) faussement justifiée par la défense de la liberté, le droit des femmes ou la légitime défense alors que la mission vise principalement à garantir l’accès aux importantes ressources énergétiques de l’Asie centrale. La réponse vindicative des forces de la coalition en Afghanistan était aussi illégitime que l’invasion américaine en Irak. Les amis d’un jour contre le communisme sont aujourd’hui devenus des ennemis à éliminer comme des sacs à ordures, comme le disait si bien le général canadien Rick Hillier. En soutenant les opposants des présumés Talibans, le Canada cautionne tortures et graves violations des droits humains commises aujourd’hui par les seigneurs de la guerre, l’Alliance du Nord, les barons de la drogue désormais très puissants, les forces geôlières et milices afghanes, les Marines américains à la prison de Bagram.

Les Forces Canadiennes tuent elles aussi de nombreux Afghans, Talibans ou pas, comme si ces exécutions extrajudiciaires allaient soutenir la ” démocratie “, un idéal politique dont nous imposons très hypocritement notre conception aux Afghans. L’aide ” humanitaire ” fournie par le Canada est le plus souvent déviée vers les cadres corrompus du gouvernement Karzai, et les autres ” aides ” occidentales privilégient les privatisations du système de santé au détriment des hôpitaux. Les équations binaires et simplistes que l’on présente sur nos écrans, du genre : “Talibans : des forces ténébreuses; l’Occident et les opposants aux talibans, des pro-démocrates”, ne feront que provoquer discorde politique, tensions sociales, haine et tragédies humaines qui seront très dommageables pour l’avenir de ce pays. La défense des droits des femmes est un alibi peu crédible alors que l’Occident soutenait la résistance islamiste du temps de l’occupation soviétique, et que les États-Unis nouaient des liens étroits avec les Talibans pour accéder aux ressources énergétiques de l’Asie centrale. Rappelons que l’amélioration de la situation des femmes après 5 ans d’occupation militaire est encore très anecdotique et que, sous la férule des seigneurs de la guerre, leur situation s’est même dégradée en province…

La supposée menace terroriste d’Al-Quaida contre le Canada est habilement utilisée par le gouvernement à des fins géopolitiques. L’hydre terroriste ne disparaîtra pas à coups de canon, par des actions incohérentes et des discours hypocrites sur nos ” valeurs ” démocratiques, modernes, humanistes ou autres. Aujourd’hui, cette supposée menace légitime le gouvernement canadien à réorienter la politique étrangère du pays. Le gouvernement développe une politique de ” défense ” beaucoup plus offensive et guerrière qu’il y a quelques décennies. Dorénavant, il s’agit de démontrer à la face du monde le volontarisme du Canada dans ladite ” guerre au terrorisme “, à prendre un rôle de chef de file au sein de l’OTAN, à appuyer l’industrie de l’armement, à exporter la démocratie par la force s’il le faut, à appliquer sur le terrain une doctrine néocoloniale habillée d’un vernis humanitaire trompeur : la ” responsabilité de protéger “.

Tout cela a des répercussions en chaîne au sein de notre société puisque nos jeunes des écoles secondaires sont séduits par les campagnes de recrutement agressives et mensongères des forces canadiennes (FC) pour être ensuite vite enrôlés dans des missions dangereuses. Les travailleurs humanitaires canadiens ne peuvent opérer en sécurité en Afghanistan, car ils sont associés avec les FC, ce qui brouille la distance entre les organisations humanitaires et les forces d’occupation. De plus, les dépenses de plusieurs milliards $ pour la guerre en Afghanistan se font aux dépens d’un réel effort de soutien logistique, social et médical pour la population afghane. Alternativement, ces ressources auraient pu être utilisées à meilleur escient dans des dépenses sociales ici au Canada, par exemple pour soutenir le système de santé et d’éducation des provinces, le logement social, venir en aide aux défavorisés, aux chômeurs, aux sans-abri, aux Premières Nations qui vivent dans un système d’apartheid social. La mobilisation contre la guerre en Afghanistan doit donc se développer dans tous les milieux, car nous sommes tous touchés et concernés!

TÉMOIGNAGES ViDÉOS D’EX-MILITAIRES, VÉTÉRANS AMÉRICAINS, FAMILLE DE MILITAIRES

Francisco Juarez, un ancien soldat des Forces canadiennes, explique ses raisons pour quitter l’armée canadienne et s’opposer à la mission de combat agressive et contreversée du Canada au sud de l’Afghanistan.
1e partie
2e partie

Andria Hill-Lehr, dont le fils sera déployé en Afghanistan à la fin 2006, est une mère qui s’exprime contre le rôle du Canada dans la guerre et l’occupation de Afghanistan.
1e partie

Chris Teske, deux fois vétéran dans des missions de combat en Afghanistan avec l’armée américaine, a trouvé refuge au Canada. Il décrit son parcours qui le mène à s’enrôler dans les Marines, et parle de son expérience très traumatisante en Afghanistan…
1e partie
2e partie

Stephanie Teske, la conjointe de Chris, décrit le cheminement qui les ont amenés à trouver refuge au Canada.
1e partie
TÉMOIGNAGES ViDÉOS de Malalai JOYA, députée afghane

sur Hamid Karzai et son gouvernement de seigneurs de guerre >>
sur les droits des femmes >>

The US government opted to send its army to Afghanistan to try and keep peace. You can take your mind off the war by logging onto http://mobile-casinos.ca where you can play lots of online games.

S’INFORMER SUR HAÏTI

Les grands médias canadiens boudent très souvent les informations sur Haïti ou pratiquent même la désinformation. Voici donc une liste de sites web à consulter pour connaitre l’autre côté de la médaille …

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INSTITUTE FOR JUSTICE & DEMOCRACY IN HAITI : www.ijdh.org
HAITI ACTION COMMITTEE : www.haitiaction.net
AGENCE HAITIENNE DE PRESSE : www.ahphaiti.org
ZNET : www.zmag.org/lam/haitiwatch.cfm
HAITI PROGRÈS : www.haitiprogres.com
HAITI ÉCHANGES : www.haitiechange.org
CANADA HAITI ACTION NETWORK: www.canadahaitiaction.ca
et www.outofhaiti.ca
Pour s’inscrire sur une liste d’envoi d’information sur Haïti écrire à Kevin Skerrett (kskerrett@cupe.ca).
… et AGIR

Rejoindre le COMITÉ OUTAOUAIS DE SOLIDARITÉ AVEC HAITI (COSHaïti)
écrire à Kevin Skerrett (kskerrett@cupe.ca) ou Jean Saint-Vil (jafrikayiti@hotmail.com)

Journée Internationale d’action contre la guerre en Irak et en Afghanistan, 3e anniversaire de l’invasion de l’Irak

Ce fut un magnifique succés grâce au travail acharné de quelques militant(e)s. Environ 500 personnes ont participé à l’événement avec la présence remarquée de nombreux jeunes.

Les principaux thèmes de la journée de mobilisation à Ottawa étaient:
LES TROUPES HORS DE L´IRAK et de L’AFGHANISTAN
ACCEPTEZ LES OBJECTEURS DE CONSCIENCE AU PAYS

(photos d’Emmanuel et Bill)

Trois journées de solidarité pour dénoncer la violation des droits humains en Irak

Trois journées de solidarité pour dénoncer
la violation des droits humains en Irak

14 mars 2004, Andréa Schmidt
Bagdad, Irak.

Durant la semaine précédant le premier «anniversaire » de l’invasion
états-unienne de l’Irak, des communautés se mobilisent à travers le monde
pour manifester de nouveau contre la guerre et l’occupation.

La semaine dernière, l’occupation s’est enfoncée ici en Irak encore plus
profondément dans le sol et dans le futur du pays. La constitution
intérimaire, connue sous le nom de Loi administrative transitoire, qui va
guider le passage du pouvoir à un gouvernement nommé en juin, a été signée
lundi par le Conseil de gouvernement intérimaire, après plusieurs faux
départs. Et malgré la transition à un gouvernement irakien en théorie «
souverain » – quoique non élu – au mois de juin, les États-Unis ont annoncé
qu’ils vont garder le contrôle militaire des forces de sécurité irakienne
pendant deux ans. Un général états-unien sera à la barre d’une force de
sécurité multinationale comprenant l’armée irakienne, et un autre général
états-unien sera à la tête de l’unité des opérations.

L’annonce est faite au moment où des organisations irakiennes et
internationales préparent «Trois journées de solidarité avec le peuple
irakien souffrant sous l’occupation », une série d’événements qui se
tiennent à Bagdad du mardi 16 mars au vendredi 19 mars. Le but est de
dénoncer les nombreuses violations des droits humains commises par les
forces d’occupation envers les Irakiens et les Irakiennes durant la dernière
année.

Les journées de solidarité se tiennent sous le slogan : « Après trois
décennies de violations des droits humains sous l’ancien régime, le peuple
irakien ne doit vraiment pas subir d’autres violations ! ». Ces journées
fournissent un forum aux individus qui ont vu leurs droits violées par les
forces d’occupation, ainsi qu’à leurs familles, pour venir raconter leur
histoire. Les histoires seront consignées par une équipe d’avocats en droits
humains, en vue de les soumettre éventuellement au Ministère des droits
humains irakiens et à la Commission des Nations Unies pour les Droits
Humains.

Quel genre d’histoires ? La semaine dernière, j’ai accompagné Paola et
Ismail, deux activistes des droits humains, lors d’une visite dans une ville
au Nord de Bagdad. Nous y avons rencontré deux familles ayant souffert
directement de la brutalité des forces d’occupation. Ismail Daoud travaille
avec l’Association pour la défense des droits humains en Irak, et Paola
Gasparoli est une internationale travaillant avec le centre Occupation
Watch. Ces deux organisations sont impliquées dans la mise en ouvre des
«Trois journées de solidarité ».

En janvier dernier, un rapport sur le processus de compensations de l’APC a
été rendu public. Selon ce rapport, les Irakiens et les Irakiennes qui ont
subi un vol, des dommages, des blessures ou la perte d’un proche aux mains
des forces d’occupation dans une «situation de non-combat » peuvent faire
une demande pour la restitution de leurs pertes. Le rapport décrit en
détails les genres de violations commises par les forces d’occupation. Le
voyage de la semaine dernière n’est pas nouveau pour Paola et Ismail. Ils en
ont fait d’autres de ce genre au cours des derniers mois – ce qui ne diminue
en rien la nature horrible des histoires racontées par les familles.

La première histoire se déroule comme suit : Une nuit à la fin de décembre,
les forces états-uniennes font exploser la porte de la maison familiale. Ils
tirent tout le monde du lit, sans laisser le temps à certaines femmes de
mettre leur hijab. Ils cherchent le frère aîné, qui est à Bagdad pour la
nuit. Ils jettent les deux jeunes frères et le père sur le sol, et sous la
menace des armes, leur ordonnent de dire où se trouve le frère. Ils battent
le père, qui est diabétique et souffre de problèmes cardiaques. Ils
saccagent la maison, jettent le Coran par terre et le piétinent au passage.
Finalement, ils arrêtent le frère du milieu et prennent la sour aînée en
otage, disant que celui qu’ils cherchent viendra sûrement s’ils arrêtent sa
sour.

Pendant sa détention, le frère est interrogé et torturé. Il gît sur le
plancher, et les soldats états-uniens lui piétinent la tête, et le battent à
plusieurs reprises. Au début, ils veulent savoir où se trouve son frère.
Puis ils veulent qu’il nomme des gens sur des photos qu’ils ont eux-mêmes
saisies dans la maison familiale – plusieurs personnes qu’il ne connaît pas
sur des photos prises avant sa naissance. Ils menacent de tuer ses sours s’
il ne coopère pas. Puis ils lui demandent de dénoncer ses amis. Finalement,
ils le torturent jusqu’à ce qu’il les mène à la maison d’un ami.

Trois jours plus tard, le frère aîné revient de Bagdad et, dès que le reste
de sa famille lui raconte ce qui s’est passé, il se rend à la station de
police où sont détenus son frère et sa sour. Sur place, les autorités ne l’
arrêtent pas et ne le questionnent que brièvement, même s’il constitue
clairement la cible de l’opération de recherche. Finalement, tous les trois
sont relâchés. Toutefois, à cause des coups reçus durant sa détention, le
jeune homme, qui a environ mon âge, est sourd de l’oreille gauche et a une
vision embrouillée de l’oil gauche.

La deuxième histoire est celle d’une famille pleurant le meurtre de son fils
par les forces d’occupation. Un soir de janvier, le fils revient d’une ville
voisine avec son cousin. La police irakienne arrête les deux jeunes hommes à
un poste de contrôle, les fouille puis leur dit d’avancer. Ils sont ensuite
arrêtés par des soldats états-uniens, qui d’abord les fouillent puis les
laissent partir, puis les arrêtent de nouveau et les amènent de force dans
leur véhicule armée. Près de la rivière, les soldats font sortir les deux
hommes du véhicule, et sous la menace des armes, les obligent à sauter dans
la rivière, sous le barrage, là où l’eau coule avec le plus d’intensité. Le
cousin est chanceux et s’agrippe à une branche qui lui sauve la vie. Le fils
se noie.

Sa famille retrouve le corps dans une petite rivière derrière le barrage.
Ils l’enterrent et vont demander une certaine justice à l’armée
états-unienne. Celle-ci nie catégoriquement qu’il y a eu meurtre ; leurs
soldats ne commettraient jamais de tels crimes. La famille affirme avoir des
témoins, et l’armée demande qu’une autopsie soit faite sur le corps de l’
homme. La famille reçoit du Conseil Islamique la permission d’exhumer le
corps de leur fils. Maintenant, ils attendent que les autorités d’occupation
fassent venir de Washington un docteur militaire états-unien, qui
semble-t-il, est le seul assez compétent pour examiner le corps.

Face à de telles histoires, la mauvaise foi des principes de base du
processus de compensation est tout à fait évidente. Comment un processus,
aussi «équitable » et accessible soit-il, pourrait-il compenser adéquatement
une famille pour la perte de son fils, ou un jeune homme pour le sacrifice
de son ouïe et de sa vue, ou une jeune femme pour le traumatisme d’avoir été
prise en otage pour tromper un de ses frères et manipuler l’autre ? Comment
un processus de compensation, même si c’était le meilleur et le plus
généreux, peut-il atténuer ou effacer l’injustice d’une occupation illégale
menée pour le pillage et la domination globale ? Pourtant, tel que souligné
dans le rapport de Paola et Ismail, le processus de compensation états-unien
est loin d’être juste ou généreux ; il ajoute l’insulte à l’injure. Naviguer
dans la bureaucratie est une expérience kafkaesque pour les Irakiens et les
Irakiennes. Ils la traversent souvent pour trouver en fin de compte un
«sourire bureaucratique » et le non-lieu de leurs requêtes sur la base que
les crimes ont été commis «dans une situation de combat » (vous trouverez un
lien vers le rapport complet en bas de cet article).

Des violations aussi énormes des droits fondamentaux sont perpétrées par les
forces d’occupation contre des détenus dans les centres de détention à
travers l’Irak. Le Christian Peacemaker Team en Irak a rédigé un rapport sur
le traitement inhumain des détenus irakiens par les forces d’occupation en
décembre 2003. A la fin de février, ils ont commencé une campagne de 40
jours, jeûnant et priant dans les places publiques de Bagdad et dans les
villes environnantes, dans le but de dénoncer ces violations et de demander
un traitement équitable pour tous les détenus : avoir accès à un avocat,
connaître les accusations retenues contre eux, avoir accès à sa famille, ne
pas subir la torture et l’abus physique et psychologique, avoir de l’eau et
un accès à des toilettes.

A chaque vigile de la Place Al-Tahrir à Bagdad, des centaines de personnes s
‘approchent des membres du CPT qui tiennent de grandes photos de détenus.
Certains viennent raconter l’histoire de leur propre détention, ou celle d’
un être cher. D’autres abordent les membres du CPT avec curiosité, leur
demandant pourquoi, en tant qu’étrangers et par surcroît en tant qu’
états-uniens, ils sont intéressés. Certains posent des questions difficiles,
des questions que le mouvement contre l’occupation doit prendre en
considération : « Où étiez-vous lorsque Saddam était au pouvoir ? »

Les « Trois journées de solidarité » sont structurées autour de ces
histoires, autour des questions touchant la compensation et la détention, et
l’obligation des forces d’occupation de fournir la sécurité à la population
civile, selon la convention de Genève. Jeudi, lors de la journée consacrée
aux droits des détenus, les familles seront invitées à se joindre à la
vigile du CPT, Place Al-Tahrir. Puis les familles, les supporters et les
membres des organisations participantes vont marcher de la place Al-Tahrir
jusqu’au quartier général de l’APC dans la Zone verte, pour demander un
traitement équitable de tous les détenus.

L’absurde insuffisance du slogan de la bannière en dit beaucoup sur
certaines réalités de l’occupation : Après trois décennies de violations des
droits humains sous l’ancien régime, le peuple irakien ne doit vraiment pas
subir d’autres violations !

Veuillez consulter les ressources suivantes pour une information plus
complète sur les questions de détention et de compensation en Irak occupé :

Rapport sur la détention et les détenus (Christian Peacemaker Team en Irak;
décembre 2003)
http://www.cpt.org/iraq/iraq.php

Justice pour les détenus: une entrevue avec Peggy Gish
du Christian Peacemaker Team en Irak (26 février 2004)
URL: http://www.radio4all.net/proginfo.php?id=8803
mp3: ftp://ftp.radio4all.net/pub/radio/20040228cpt.mp3

Rapport conjoint sur les victimes civiles et les requêtes liées
aux opérations E.U. (Occupation Watch et l’Association
Nationale de Défense des droits humains en Irak; Janvier 2004)
http://www.occupationwatch.org/downloads/compensationreport.pdf

Agissons pour une paix juste au Proche-Orient !

PÉTITION au gouvernement du Canada pour une paix juste au Proche-Orient

Nous, soussignés, des résidents et résidentes du Québec désirons porter à l’attention de la Chambre des communes


QUE, pour une paix juste au Proche-Orient dont la cessation des violations des droits humains ; ET POUR QUE le Canada respecte le droit international et les résolutions des Nations unies relatives au conflit Israélo-palestinien, À CES CAUSES, les pétitionnaires demandent au gouvernement canadien de faire pression sur le gouvernement israélien et sur la communauté internationale afin d’obtenir :

  • La fin du blocus aérien, maritime et terrestre sur le Liban pour le libre passage de l’aide humanitaire ;
  • L’arrêt immédiat des massacres et des incursions militaires israéliennes au Proche-Orient et spécifiquement en Palestine ;
  • Le retrait immédiat de Israël des territoires occupés de Palestine, des fermes de Chebaâ et des Hauteurs du Golan (en Syrie), en vertu des résolutions de l’ONU (1402, 242 et 338) ;
  • La libération des prisonniers :
    * La libération immédiate, en vertu des principes de droit reconnus, des enfants, des femmes et des milliers de personnes non combattantes qui sont détenues pour des motifs sur lesquels Israël n’a pas juridiction ; la plupart étant des prisonniers d’opinion ou politiques ;
    * Les personnes élues démocratiquement par le peuple palestinien doivent être libérées en priorité et de toute urgence ;
    * La libération des prisonniers de guerre détenus par toutes les parties, pour des raisons humanitaires et pour entamer un processus de paix juste ;
  • La destruction du mur d’occupation construit dans les territoires occupés et qui, tel que statué par la Cour internationale de Justice, est illégal et aggrave les souffrances du peuple tout en concrétisant de façon systématique la spoliation des territoires et des ressources de la Palestine ;
  • L’envoi d’observateurs internationaux dans la région pour protéger les droits humains des populations et pour mener une enquête indépendante sur les décès violents et sur l’utilisation d’armement illégal tel les bombes à fragmentation.